Au 15 septembre 2026, le détroit d’Ormuz reste fermé de fait au transport maritime conteneurisé, plus de six mois après le début des perturbations, le 28 février. Les importations saoudiennes passent par la mer Rouge, d’abord par Djeddah. Et depuis le 15 septembre, Maersk facture 500 $ de plus par conteneur sous contrat vers les Émirats arabes unis, pour les origines hors Extrême-Orient.
Réponse courte : au 15 septembre 2026, Ormuz est fermé aux porte-conteneurs depuis le 28 février, et le JMIC jugeait la menace « sévère » le 1er septembre. Maersk suspend ses bookings vers Dammam, Jubail et l’Irak et facture vers le Golfe un fret d’urgence de 1 800 à 3 800 $ par conteneur (mise à jour du 11 septembre). À Djeddah, le transitaire Expeditors comptait le 2 septembre environ 10 à 12 jours à terre après déchargement.
L’essentiel au 15 septembre 2026
- Ormuz : 346 transits en août hors navires liés à l’Iran (Lloyd’s List Intelligence, 9 septembre). Au 15 septembre, prévoyez vos bookings du T4 sans le détroit.
- Djeddah : record de 540 107 EVP (équivalents vingt pieds) en juillet (Mawani, via Arab News), 2,2 jours d’attente médiane avant accostage du 6 au 12 septembre (Portcast). Le séjour à terre est bien plus long.
- Suez : quatre services Gemini de plus via le canal, premier départ prévu le 19 septembre, sans escale saoudienne ni omanaise (Maersk, 14 septembre). Demandez au moment du booking par où passe le voyage.
- Entrepôts : plus de 90 % d’occupation à Riyad, Djeddah et Dammam (JLL, T2 2026). Cherchez l’espace du T4 maintenant.
Mer Rouge et Ormuz : quelles routes le transport maritime peut-il prendre en septembre 2026 ?
Selon Lloyd’s List Intelligence, le détroit d’Ormuz a enregistré 346 transits en août hors navires liés à l’Iran. Les mouvements de porte-conteneurs y ont « peu changé ». Le Joint Maritime Information Center (JMIC) jugeait la menace « sévère » le 1er septembre. Un booking du T4 vers le haut Golfe passe donc par la mer Rouge ou par un port situé hors du détroit.
En mer Rouge, selon Lloyd’s List Intelligence, une menace vise les navires liés à l’Arabie saoudite depuis le 20 juillet. Les transits à Bab el-Mandeb sont tombés de 319 par semaine avant cette date à 273 en moyenne du 27 juillet au 23 août, mais les porte-conteneurs ont continué de passer. La zone listée par le Joint War Committee couvre désormais Djeddah et Yanbu, a rapporté Lloyd’s List Intelligence le 6 août : elle concerne l’assurance corps des navires. Pour la marchandise, interrogez votre assureur facultés.
Le retour par Suez se fait service par service. Selon Maersk, le Gemini AE19 dessert Djeddah dans les deux sens via le canal depuis le 10 août, et le MECL y fait escale vers l’est depuis août. Les quatre services annoncés le 14 septembre, détaillés dans notre panorama mondial, ne touchent aucun port saoudien ni omanais, et Maersk et Hapag-Lloyd les disent subordonnés à la stabilité de la zone. Si un service repasse par le cap de Bonne-Espérance, les délais du Cap s’appliquent de nouveau.
Combien de temps un conteneur attend-il à Djeddah et dans les ports du Golfe ?
Le port islamique de Djeddah a traité un record de 540 107 EVP en juillet, selon les chiffres de Mawani, l’Autorité générale des ports saoudiens, rapportés par Arab News le 12 août, soit environ 90 % du trafic portuaire du royaume (calcul CargoDuo). Portcast y mesurait 2,2 jours d’attente médiane avant accostage du 6 au 12 septembre. Le transitaire Expeditors comptait pourtant le 2 septembre environ 10 à 12 jours à terre après déchargement, et Maersk signalait le 9 septembre un enlèvement des conteneurs ralenti.
King Abdullah Port reste congestionné, faute de capacité à l’intérieur des terres ; Dammam, où les armateurs ne font plus escale, est calme (Expeditors, 2 septembre). Khor Fakkan affiche 6,16 jours d’attente médiane (Portcast, 6–12 septembre). Jebel Ali est intact, mais son trafic a chuté de 90,1 % sur un an au deuxième trimestre (DP World, 13 août) : à l’intérieur du détroit, il ne sert pas de port de repli. Si vous achetez via Dubaï depuis le Maghreb ou l’Afrique de l’Ouest, prévoyez des réexportations plus longues et plus chères.
Quelles suspensions, surcharges et règles douanières s’appliquent vers le Golfe ?
Chaque armateur fixe ses règles. Selon sa mise à jour du 11 septembre, Maersk suspend les reefers vers Dammam, Jubail et King Abdullah Port, sans que Djeddah figure sur sa liste de ports suspendus ni sur celle des ports acceptés, et le hors gabarit dans tous les ports saoudiens. Vers l’Irak, le Koweït, Dammam, Jubail, Bahreïn, le Qatar, les Émirats et Oman hors Salalah, il facture 1 800 $ par 20 pieds sec, 3 000 $ par 40 pieds sec, 3 800 $ par reefer, conteneur spécial ou dangereux, plus 1 000 $ par transit d’Ormuz. Le stationnement est compris 14 jours, puis facturé 25 $ par EVP et par jour.
S’y ajoute la surcharge de recouvrement des coûts (OCR) de 500 $ par conteneur sous contrat, pour les origines hors Extrême-Orient, depuis le 15 septembre vers les Émirats et dès le 17 vers Bahreïn, le Qatar, le Koweït et l’Irak. Côté douane, depuis le 29 octobre 2025, manifeste et déclaration se déposent sur la plateforme douanière saoudienne FASAH avant l’arrivée du navire (ZATCA), au moins 72 heures avant pour un départ lointain selon un avis de l’armateur ONE. VATupdate rapportait le 26 août 2026 que davantage de catégories de produits, dont l’acier et les matériaux de construction, exigent une déclaration de produit avant le certificat de conformité d’expédition délivré par la SASO via SABER : vérifiez vos codes SH.
Reste-t-il de la place dans les entrepôts saoudiens ?
Peu. Selon JLL (T2 2026), l’occupation dépasse 90 % à Riyad, Djeddah et Dammam, et le cabinet s’attend à ce qu’elle reste élevée à court et moyen terme. Les loyers montent le plus vite à Dammam (6,9 %), devant Djeddah (4,8 %) et Riyad (3,9 %), base non précisée. Cherchez l’espace du T4 maintenant, en vous attendant à des conditions favorables aux bailleurs.
Combien de palettes faire tenir dans un reefer 40 pieds pour Djeddah ?
Quand l’acceptation reefer se décide port par port, le chiffre utile avant de réserver est le nombre de palettes que le reefer prendra vraiment. Exemple calculé dans CargoDuo le 15 septembre 2026 : poulet halal surgelé du Havre à Djeddah, reefer 40 pieds high cube (intérieur 1 157,8 × 228,0 × 252,5 cm, charge utile 29 700 kg), palettes de 120 × 100 × 190 cm et 950 kg, non gerbables. Si toutes sont posées dans le même sens, l’algorithme de chargement en place 18 sur 20.
En tournant une partie des palettes, une file de 9 (9 × 120 = 1 080 cm) et une file de 11 (11 × 100 = 1 100 cm) tiennent côte à côte : 100 + 120 = 220 cm pour 228 cm de largeur intérieure.
Deux palettes de plus, c’est 11 % de marchandise en plus par reefer, par prise et par compteur de surestaries et de détention. Faites d’abord confirmer par écrit l’acceptation du reefer à Djeddah : aucun plan ne la remplace. L’algorithme de chargement de CargoDuo teste ensuite les orientations autorisées sur les cotes intérieures détaillées dans notre guide des dimensions de conteneurs.
À l’arrivée, sur les routes saoudiennes, un camion est limité à 21, 34, 42 ou 45 t de poids total selon ses 2 à 5 essieux, et chaque tranche de 100 kg en trop coûte 200 riyals (SAR), selon l’Autorité générale des routes saoudienne. Planifiez chaque camion sous sa limite avant la sortie du terminal, comme on le fait pour les charges par essieu d’un complet Bursa–Lyon.
Ce que cela change pour vos expéditions vers le Golfe
| Corridor ou port | Situation datée | Fenêtre | Action |
|---|---|---|---|
| Ormuz → haut Golfe | Fermé depuis le 28 févr. ; JMIC « sévère » (1er sept.) | Bookings du T4 | Mer Rouge ou port hors du détroit |
| Djeddah, import | Accostage 2,2 j (Portcast, 6–12 sept.) ; 10–12 j à terre (Expeditors, 2 sept.) | Fin sept.–oct. | FASAH 72 h avant l’ETA ; camion réservé ; 2 semaines au budget |
| Djeddah → Riyad, Dammam | Camion Maersk (11 sept.) ; 21 à 45 t selon les essieux | Chaque camion | Plan de chargement sous la limite |
| Khor Fakkan | Attente médiane 6,16 j (Portcast, 6–12 sept.) ; bascule possible sur Fujaïrah (Maersk) | Sept.–oct. | Une semaine de marge |
| Reefer, Arabie saoudite | Suspendu à Dammam, Jubail, King Abdullah Port ; Djeddah non listé (Maersk, 11 sept.) | Maintenant | Acceptation à Djeddah par écrit |
- Dès le 15 septembre, avant chaque booking : faites confirmer par écrit l’acceptation de votre conteneur (sec, reefer, dangereux, hors gabarit) et la route, Suez ou Cap, puis chiffrez à part fret d’urgence, frais Ormuz et OCR.
- Marchandise en mer : décidez d’un retour ou d’un changement de destination avant l’arrivée dans la région et plus de 72 heures avant le déchargement, faute de quoi la surcharge d’urgence Ormuz s’applique selon Maersk.
- Contrats du T4 : demandez par écrit à votre assureur facultés si la garantie risques de guerre couvre vos envois vers Djeddah et Yanbu.
Que surveiller d’ici fin octobre ?
- 17 septembre : OCR Maersk vers Bahreïn, le Qatar, le Koweït et l’Irak.
- 19, 21 et 24 septembre : premiers départs prévus via Suez des Gemini AE11, AE5 et ME2, selon Maersk ; l’AE12 reste à dater et ce retour dépend de la stabilité en mer Rouge.
- 23 septembre : fête nationale saoudienne ; vérifiez les horaires avec votre commissionnaire en douane.
- 7 octobre : escale à Djeddah prévue sur le service RES4 de COSCO (Linerlytica).
- 24 octobre : fin annoncée de la suspension de KLM vers Dubaï, Riyad et Dammam, selon l’avis d’Expeditors du 2 septembre ; réservez tôt l’aérien urgent.
Questions fréquentes
Le détroit d’Ormuz est-il ouvert aux porte-conteneurs en septembre 2026 ?
Pas en pratique. Au 15 septembre 2026, le détroit est fermé au trafic conteneurisé depuis le 28 février. Lloyd’s List Intelligence a compté 346 transits en août hors navires liés à l’Iran, et le JMIC jugeait la menace « sévère » le 1er septembre. Selon sa mise à jour du 11 septembre, Maersk n’accepte le fret vers les Émirats que via Khor Fakkan ou par camion jusqu’à Jebel Ali.
Les navires repassent-ils par la mer Rouge et Suez pour desservir Djeddah ?
Certains, service par service. Selon Maersk, le Gemini AE19 passe par Suez depuis le 10 août et touche Djeddah dans les deux sens, et le MECL y fait escale vers l’est depuis août. Les quatre services Gemini annoncés le 14 septembre ne desservent pas Djeddah ; Maersk et Hapag-Lloyd lient ce retour à la stabilité en mer Rouge.
Combien de temps un conteneur reste-t-il au port de Djeddah après déchargement ?
Environ 10 à 12 jours à terre, selon l’avis du transitaire Expeditors du 2 septembre 2026. L’attente avant accostage est bien plus courte : 2,2 jours en médiane du 6 au 12 septembre (Portcast). Pour une arrivée d’ici fin octobre, budgétez au moins deux semaines de stationnement et de détention.
Comment livrer Dubaï, Doha ou Koweït quand les armateurs ne desservent plus le Golfe en direct ?
Par un port hors du détroit, puis par la route ou par feeder. Selon Maersk (11 septembre 2026), le fret du haut Golfe est transbordé à Salalah ou Khor Fakkan, puis livré par camion jusqu’à Charjah ou par feeder ; le camion de Djeddah vers les Émirats, Oman et le Qatar est suspendu. Attente médiane à Khor Fakkan : 6,16 jours (Portcast, 6–12 septembre).
Sources : JMIC (avis du 1er septembre 2026) ; Maersk (mises à jour des 9 et 11 septembre 2026, avis OCR des 9 et 11 septembre, AE19 du 10 août, MECL du 9 juillet, Gemini du 14 septembre) ; Lloyd’s List Intelligence (du 23 juillet au 9 septembre 2026) ; Portcast (6–12 septembre) ; Expeditors (2 septembre) ; Mawani via Arab News (12 août) ; DP World (13 août) ; ZATCA (2 mai 2025) ; ONE (8 octobre 2025) ; VATupdate (26 août) ; Autorité générale des routes saoudienne (24 septembre 2024) ; JLL (T2 2026) ; Linerlytica (9 août). Plans de chargement : sorties réelles de CargoDuo. À lire aussi : notre point sur les ports européens de septembre. Mis à jour : 15 septembre 2026. Historique : 15 septembre 2026, première édition. Si un chiffre a bougé, signalez-le-nous.